10/01/2009
Coming events
>> read more

3/22/2008
Coming tradeshows
>> read more

5/24/2007
A brand new place of business for Orus
>> read more

5/10/2007
Orus part of PMDS/SIMU 2007
>> read more

9/5/2006
Orus will be part of the Canadian Manufacturing Week
>> read more




Orus Intégration a vos produits à l'oeil
Les Affaires

10/18/2003 - Dire que les systèmes d'inspection d'Orus Intégration ne laissent rien passer est un euphémisme. Cette jeune pousse lavalloise, dont le nom évoque celui du dieu égyptien Horus et son oeil de faucon qui voit tout, est vraisemblablement aussi vigilante que l'ancienne divinité.

En effet, une camera ou scanner à infrarouge relié à un panneau de contrôle est capable de détecter dans une chaîne de production débitant 5 000 produits à la minute une goutte d'encre de la taille d'une tête d'épingle ou encore le nombre de trous d'une biscotte.

Pas étonnant donc que ses deux fondateurs, François Simard, 31 ans, et Louis Dicaire, 28 ans, aient attiré l'attention d'entreprises aussi prestigieuses qu'Alcan, Perkin-Elmer, le fabricant américain de composantes electro-optiques, ou JT International (les marques de cigarettes Camel, Winston ouMild Seven).

Chez une filiale d'emballage de carton d'Alcan, Orus a installé un scanner a très grande vitesse pour éliminer les boîtes non conformes. Pour Perkin-Elmer, la lavalloise détectait les defauts de centrage des puces électroniques et enfin pour JTI, elle repérait les boîtes qui ne contenaient pas de tabac. En trois ans d'existence, Orus a installé pas moins de 36 de ses systèmes d'inspection au Québec. L'an demier, elle a realisé un chiffre d'affaires de 600 000 $ et vise désormais le 1 M$ de revenus.

"La précision, et surtout la grande flexibilité de nos systèmes, voilà notre force", disent en coeur M. Simard et M. Dicaire. Ces demiers les assemblent selon les besoins et les problèmes de contrôle de qualité de leurs clients. Et avec le logiciel qu'ils ont developpé, le FalCOM, ils sont capables d'offrir une interface conviviale qui peut être modifiée à souhait par l'entrepreneur.

Une histoire d'amis

Pour les deux amis, tout a commencé, il y a huit ans, par une rencontre fortuite chez Maxidrill, une entreprise de Terrebonne spécialisée dans les engins d'exploration minière. "Dès que nous nous sommes vus, cela a colle tout de suite, explique M. Simard. Quelquesjours plus tard, nous parlions déjà de lancer notre propre entreprise." Leurs chemins allaient diverger, mais cinq ans plus tard, ils se retrouvaient. "Nous sommes complémentaires. Louis a un bac en administration et, moi, je suis ingénieur en mécanique et en robotique, explique M. Simard. Alors, quand nous nous sommes revus, nous n'avons pas hesité longtemps."

A la croisée des chemins

Se jeter à l'eau n'a pas effrayé ces deux intrépides. Mais aujourd'hui, ils font face à un dilemme. En effet, à force de jongler quotidiennement avec des caméras de détection en trois dimensions, ils ont découvert le moyen d'améliorer de10 fois la rapidité de numérisation de celles-ci. "Avec cette idée, nous pourrions produire en série une nouvelle génération de caméras, note M. Dicaire. Or, actuellement, nous ne sommes pas des manufactu- riers." De plus, le marché auquel s'adresse ces caméras est beaucoup plus restreint que celui des systèmes d'inspection, environ 300 M$ US, contre 5,5 milliards de dollars américains pour l'ensemble des systèmes d'inspection. "Mais, si nous nous lançons dans cette voie, nous ne ferons face qu'à trois ou quatre concurrents au lieu de plusieurs milliers actuellement", dit M. Dicaire.

(Par Jérôme Plantevin)

back to top